CEUTA . سبتة 

en cours de réalisation —

avec le soutien

de la DRAC PACA /

via l'aide à la création 2020

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          Les nettoyeurs, vêtus de combinaisons jaunes fluos, passent l’aspirateur dans les rues de la ville. Il est six heures trente du matin. Les machines circulent silencieuses et les résidents espagnols d’origines marocaines et péninsulaires dorment encore dans leurs appartements. Le jour se lève. Les lignes d’horizon se dessinent, la mer autour de la ville, le rocher Gibraltar, la côte espagnole et la houle, par petites touches sombres et dansantes. L’air est frais, le soleil rougissant. Les premiers joggeurs courent sur la corniche et les vagabonds sortent de leur cachette, hagards et solitaires. Les chats s’étirent, baillent. Les mouettes somnolent isolées les unes des autres sur les plages. Les lampadaires s’éteignent. Le chant des oiseaux s’élève sous une brise légère. Au marché central, la cafétéria sert ses premiers cafés aux clients habituels et les marchands disposent leurs fruits et légumes sur les étals vides de leur emplacement. Les bus, dont l’arrêt central se trouve juste devant l’entrée du marché, entament leurs parcours vers la côte, la frontière et la zone continentale. Deux vendeurs de loterie descendent du n°8. Ils s’installent au coin d’une rue et crient des phrases aguicheuses pour attirer les clients. En face, les kiosques à journaux proposent les éditions du jour de la presse locale et les garçons de café répartissent les chaises, les tables et les parasols sur la place principale. Les enseignes des boutiques s’allument. Une grosse femme blonde, qui vient de remonter la rue commerciale en boitant, s’assoit sur un des bancs publics et dépose à ses pieds quatre grands sacs en plastique. Elle sourit. Le soleil, déjà haut dans le ciel, apparaît entre deux immeubles. 

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À suivre.